Robert Doisneau Photographe 1912-1994

Robert Doisneau, né le à Gentilly et mort le à Montrouge, est un photographe humaniste français.

Il est, aux côtés de Willy Ronis, d’Édouard Boubat, d’Izis, d’Émile Savitry ou d’Albert Monier l’un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française et l’un des photographes les plus populaires du XXe siècle.

Robert Doisneau est un photographe français et un pionnier du photojournalisme et de la photographie de rue. Né le 14 avril 1912 à Paris, Doisneau est engagé par l’agence photographique Rapho — qui représente également André Kertész et Edouard Boubat — où il développe un œil vif pour les prises de vue dans la rue, prenant souvent ses sujets en photo sans qu’ils ne s’en rendent compte. Après la Seconde Guerre mondiale, Doisneau est pigiste pour des magazines comme Vogue. Dans le cadre du numéro de juin de Life consacré à l’amour, Doisneau photographie Le baiser de l’hôtel de ville (1950), sa photo la plus célèbre, qui montre un couple s’embrassant passionnément sans soucier de la foule parisienne. Vers la fin de sa carrière, Doisneau réalise les portraits de célébrités telles qu’Alberto Giacometti, Jean Cocteau et Pablo Picasso. Il reçoit le Grand Prix National de la Photographie en 1983 et est fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1984. Trois ans après sa mort le 1er avril 1994 à Paris, une galerie photo éponyme ouvre à Gentilly en France.

Revue Artnet

Quand un grand photographe documente la vie des mineurs dans le Bassin Minier, par Florence

Le musée du Louvre-Lens, situé sur un ancien carreau de mine, accueille du 19 février au 4 juillet une série de photographies noir et blanc, prises par Robert Doisneau en 1945 et 1963.

Pour les voir, il vous faudra descendre au sous-sol, à partir du hall du musée, dans l’espace appelé Coulisses. Vous pourrez, par la même occasion, apercevoir la réserve visitable du musée, derrière une grande baie vitrée.

Ces photographies proviennent de reportages effectués par le photographe dans le Bassin Minier, notamment à Lens. Elles ont été publiées dans la presse.

Introduit clandestinement dans les mines, Robert Doisneau a pu documenter les rudes conditions de travail mais aussi les moments de détente et de camaraderie, ainsi que la vie quotidienne et familiale.

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 Photographe

Né en 1912 à Gentilly, au sein d’une famille bourgeoise, Robert Doisneau obtient un diplôme de graveur-lithographe à l’École Estienne, où il développe son goût pour le beau noir et blanc et le rendu des matières.

 À l’issue de cette formation, il assiste le photographe André Vigneau, qui dirige un studio. À vingt ans, Robert Doisneau vend son premier reportage (le marché aux puces).

Engagé comme photographe industriel aux usines Renault, à Boulogne-Billancourt, il devient ensuite photographe illustrateur indépendant et commence à publier ses images dans différentes revues.

En 1946, Robert Doisneau entre à l’agence Rapho, la plus ancienne agence de photojournalisme en France. Rapho emploie des photographes unis par des liens amicaux, qui partagent un intérêt pour le documentaire, mais aussi pour l’aspect humain du reportage.

Cette photographie, dite humaniste, témoigne des difficultés de la vie comme de ses espoirs ; apparue dans les années 1930, elle refait surface après-guerre. L’influence du cinéma réaliste de l’époque est sensible sur ces clichés.

Robert Doisneau est une figure emblématique du courant humaniste.

Lié avec de nombreux photographes, comme Henri Cartier-Bresson, il fréquente également des écrivains, ainsi Jacques Prévert ou Blaise Cendrars. Avec ce dernier, il publie La Banlieue de Paris en 1949.

Dans la veine humaniste, Robert Doisneau pose un regard bienveillant, parfois amusé et complice, sur le quotidien des gens. Il documente avec précision le monde du travail et sa dureté, mais aussi les loisirs. L’enfance fait partie de ses thèmes privilégiés.

Paris et sa banlieue sont ses terrains d’élection, mais il se déplace en tous points du territoire et aime à revenir plusieurs années après sur un lieu de reportage, comme ici dans le Bassin Minier.

Photographe de renommée mondiale, il meurt à Montrouge en 1994.